Pendant près de trois décennies, le .mq a été géré de facto par Canal+ Telecom, via la plateforme DOMeNIC (dom-enic.com). Ce modèle, peu aligné sur les pratiques des registres modernes, a structuré l'offre autour de tarifs premium.
Un marché verrouillé par le prix
Les tarifs — domaine nu, sans hébergement ni zone DNS incluse — étaient très élevés, souvent hors de portée des TPE. Pour une TPE martiniquaise comparant un .fr à ~10 €/an, le .mq n'était pas une option rationnelle, sauf pour des acteurs disposant déjà d'une forte motivation identitaire.
~1 100 noms en 2024
Malgré l'ancienneté de l'extension, le parc enregistré est resté modeste — de l'ordre de mille noms à l'été 2024. Le .bzh, lancé en 2014 seulement, compte plus de 13 000 noms : l'écart illustre l'impact du prix et de la gouvernance sur l'adoption territoriale.
La transition Afnic vise précisément à inverser cette dynamique : rendre le .mq aussi accessible que le .fr, tout en conservant sa valeur identitaire.